“Le mariage des oiseaux” – 

François Fabié

  Plus bas que les genêts, plus bas que les labours, 

  Au bord des prés brillants de leurs rigoles pleines, 

  Dans les bois inclinés où les premiers beaux jours 

  Font gonfler les bourgeons des hêtre et des frênes,

les oiseaux assemblés célèbrent leurs amours.

[…]

Un moineau, là-dessus, conte à qui veut l’entendre

Milles faits scandaleux dont il sait le détail,

Entre autres, comme quoi certaine oie un peu tendre,

ayant un jour franchi par hasard le portail, 

Au logis conjugal s’est longtemps fait attendre…

[…]

Ma Maison” – François Fabié

Face au midi, bien adossé

A l’ancien étang féodal

Dont elle épaule la chaussée,

Elle fut le moulin banal

[…]

Moudre, au tic tac vieillot et grêle

D’un mécanisme trébuchant,

Tout ce que la dîme ou la grêle

Laissaient de seigle sur leur champ…

[…]

C’est là ma maison paternelle,

C’est là le nid qui m’a bercé:

Que ne puis-je y ployer mon aile

Et n’y vivre que du passé ?